Neohumanisme

 

Comment (re)devenir heureux en prenant les commandes de son existence.

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Qui suis-je ?

 
NEOHUMANISME explore les zones frontières entre conscience, technologie et imaginaire.

Bruno Hermanche, concepteur, auteur et passionné de science-fiction, y interroge la place de l’homme dans un monde en mutation : l’intelligence artificielle, la mémoire, la créativité, la poésie, le mythe et la science se croisent dans des expériences de pensées à la fois sensibles et philosophiques.

Des réflexions à lire ou à écouter, pour questionner notre humanité — à voix nue, entre intuition et raison.

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Des récits intemporels à (re)découvrir sur KINDLE

L’humain, cet animal insatisfait…


 

Quel est l’objet de ce site ?

Le bonheur n’existe pas. La réussite non plus.

Ces concepts, ces idées, ne proviennent pas du vivant en général, mais uniquement du cerveau humain. Un animal ne cherche pas à être heureux ou à « réussir sa vie ».

Je ne nie pas ici le caractère sensible des animaux. Un chien ou un chat fuira, dans la mesure du possible, les risques de souffrance et maximisera les possibilités de réaliser ce pour quoi il a été conçu et qui constitue les caractéristiques du vivant : naître, se nourrir et se reproduire.

Et il cherchera à le faire dans les meilleures conditions : en s’abritant des intempéries, en se protégeant des prédateurs, en se déplaçant selon des rites et des rythmes propres aux instincts de son espèce.

Dans cette attitude, aucune transcendance.

Même si votre chien ou votre chat vous donne parfois l’impression d’être pensif, gardez-vous des tentations anthropomorphiques : il ne songe pas à ses rêves déçus, il ne réfléchit pas à ses ambitions futures. Il se contente d’être, comme le furent ses ancêtres. Il appartient au moment présent.

Il possède dans son cerveau une gamme de réactions qui lui permettront, le cas échéant, de réagir en cas de danger ou d’opportunité (flee or fight*) mais un animal serait bien incapable de vous dire s’il considère sa vie comme une réussite ou un échec.

Ne pas souffrir, ne pas avoir faim, pouvoir se reposer dans un endroit douillet et bénéficier des caresses d’un maître ou d’une maîtresse aimante suffisent à son épanouissement.

Comment expliquer, dans ce cas, que l’être humain soit le seul habitant de cette planète à penser différemment ?

Physiologiquement, nous possédons des organes et des fonctions similaires à la plupart des autres mammifères. Nous sommes même plutôt moins performants et plus fragiles que nombre d’animaux.

Mais nous sommes parvenus à « dominer » cette planète, souvent pour le pire, rarement pour le meilleur, parce que nous possédons quelque part dans notre cerveau une perception intrinsèquement différente du monde qui nous entoure.

De ce fait, nous ne parvenons pas à nous contenter de ce que nous apporte la nature.

Ce monde pour lequel nous avons été conçu ne nous satisfait pas en l’état. Nous avons besoin de le comprendre, de le dominer en le pliant à des besoins que nous déterminons par nous-mêmes et qui dépassent de très loin les impératifs de survie de notre espèce… quand ils ne rentrent pas en contradiction totale avec ceux-ci !

Existe-t-il un animal sur cette planète qui ne pourrait survivre sans électricité, sans lumière artificielle, sans eau courante, sans matériaux de construction, sans industrie agro alimentaire, sans technologie ?

Si tout cela disparaissait demain, aucun être vivant, végétal ou animal, n’en serait affecté, à part peut-être les hybrides que nous avons conçus ou les espèces que nous avons sorties de leur climat d’origine et qui ne pourraient survivre sans l’intervention humaine… mais, là encore, il s’agit d’épiphénomènes liés à notre besoin de plier le monde à notre volonté et de manger des oranges à Noël !

À l’inverse, si toute cette technologie disparaissait, combien d’être humains dits civilisés seraient capable de survivre ?

L’auteur de ces lignes ne ferait probablement pas partie des rescapés et même si tel était le cas, les notions de bonheur et de réussite qui animent l’esprit de cet ouvrage en sortiraient fortement altérées… ou pas ?

Devons-nous nécessairement lier la vision proprement humaine du bonheur à des éléments matériels et quantifiables ? Existe-t-il un moyen de mesurer la réussite ?

L’argent et les possessions constituent-ils des préalables indispensables ou des objectifs à atteindre ? Avoir des amis et une famille permet-il d’être heureux ? La religion, la politique et tous les systèmes de croyances qui nous entourent ont-il pour but notre épanouissement ?

Le sexe, la drogue et l’alcool représentent-ils des palliatifs, des exutoires ou des moyens pour atteindre le bonheur ? Quid de la santé et de l’alimentation ? L’art, la culture, les voyages rendent-ils heureux ?

Je vous propose ici quelques itinéraires, que j’ai pu découvrir au fil de mes pérégrinations et qui, je l’espère, vous donneront envie de poursuivre par vous-même votre propre cheminement.